Pen Duick II
Il s'agit du bateau avec lequel Éric Tabarly a gagné la Transat anglaise en 1964. Il doit son nom au premier de la série. Sa coque était faite en contreplaqué marine, à bouchains vifs, ce qui était efficace à défaut d'être très élégant. Pour l'anecdote, Éric Tabarly, par manque de moyens et pragmatisme, utilisa une selle de Harley-Davidson en cuir comme siège de table à cartes.
Ce voilier a subi plusieurs modifications par la suite, dont une transformation du gréement de ketch en goélette à wishbone, et une troncature de la poupe.
Pen Duick III
La plus grande coque alu
bateau de 17 m 45, construite en 1967 au chantier « La Perrière » à Lorient, tout en aluminium (plus grande coque de l'époque). Gréé en goélette avec quelques transformations, il a quasiment tout gagné en 1967, au grand dam des Anglais. Il est reconnaissable à son étrave à guibre.
Pen Duick IV
Premier trimaran de course
Vainqueur de la transat 1972. Le trimaran le plus rapide de l'époque, véritable révolution culturelle, a beaucoup choqué à l'époque. Certains l'ont d'ailleurs surnommé la « pieuvre d'aluminium ». Non peint, il était souvent décrit comme manquant d'esthétique, ce qui était largement compensé par ses performances.
Mais c'est sur sa fin qu'il devient vraiment célèbre. Acheté par Alain Colas, qui le renomme Manureva, il sombre en 1978, lors de la première Route du Rhum, dans des circonstances toujours inconnues.
Pen Duick V
Le premier voilier de course à ballasts
vainqueur (très largement, avec 10 jours d'avance) de la première transpacifique en 1969, ce bateau préfigurait les voiliers de course Open, à l'arrière très larges, au fond plat et aux vastes ballasts. Pour l'anecdote, les ballasts de 500 litres se remplissaient avec une pompe à main.
Pen Duick VI
Un ketch de 22 mètres conçu en 1973 pour la Whitbread (course autour du monde en équipage), dernier de la série, il subit deux démâtages lors de la Whitbread qui l'empêchèrent de montrer son potentiel.
L'aménagement intérieur est caractérisé par la séparation de l'habitat en deux cabines isolées, une pour l'équipe de quart des 'tribordais', une pour l'équipe de quart des 'babordais'. Ainsi, le quart au repos n'est pas dérangé dans son sommeil par les allées et venues des équipiers de quart.
La barre franche de secours, très dure à manoeuvrer en raison de la taille du bateau, a été sculptée en une forme suggestive, par Olivier de Kersauson, selon la légende.
Eric a été vainqueur de la Transat en solitaire en 1976, alors que tout le monde le croyait perdu. Il a devancé son ami Alain Colas, qui faisait cette course sur le club med, bateau ayant 4 mats (pour vous faire une idée de la démesure de la course...). La manoeuvre en solitaire de ce bateau nécessite un effort considérable (poids des voiles, matériel de l'époque etc.). Il faut quand même souligner que le maniement de ce bateau était prévu pour un équipage de 16 personnes...
Le bateau navigue toujours et est exploité par un club de croisière qui propose de naviguer sur Pen Duick VI et d'autres bateaux de prestige
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